Construction d'un parking

L’université, en devenant université de masse à la fin des années 60, a étonnamment appliqué certains préceptes de la grande distribution, dont le « no parking, no business » de Bernardo Trujilo.

Le campus s’est ainsi transformé en un vaste parking. La politique en matière de transports en commun qui doit être mise en œuvre par les collectivités dans le cadre de l’opération Campus permet d’entrevoir une sortie au modèle « tout voiture ».

Le stationnement des véhicules, bien qu’encore nécessaire aujourd’hui, doit céder la place à des cheminements doux, à des lieux d’échanges.

Le stationnement doit donc être traité de manière globale, de manière à ce que ne rentrent plus sur le site piéton que les véhicules de secours certains véhicules de logistique et les vélos. Les véhicules motorisés sont renvoyées en bordure ouest de parcelle (entrée 29 av. Robert Schuman et sortie par le 5 av. Robert Schuman). Une partie des places de parking est prévue en superstructure pour améliorer le confort des usagers et accroître les espaces verts.

Ce parking à niveaux, rendu obligatoire pour maintenir la jauge actuelle et accroitre les espaces piétons aura une jauge 300 places, dont 10 places pour les véhicules électriques et plus de 20 places pour deux roues motorisées.  

Ce nouveau bâtiment ne saurait se contenter du traitement fonctionnaliste habituel. Ainsi, un grand effort d’intégration dans le campus est amorçé par les concepteurs. Sa forme, son organisation, son aspect doit s’inscrire dans l’ensemble architectural environnement très structuré. Il doit aussi pouvoir être aisément transformable ou démontable à terme, en anticipation de règles d’usages ultérieures. Son architecture sera être en cohérence avec la logique de rejet du véhicule qui prévaut aussi bien dans le quartier  que globalement à l’université. Elle doit annoncer et paradoxalement symboliser l’après pétrole.