Rénovation du bâtiment principal ALLSH

 

L’état actuel du bâtiment principal des Lettres et sciences humaines demande une rénovation importante de tout son ensemble.

Reprise des façades

Les façades du bâtiment sont dans un état de dégradation avancée qui masque aux usagers les qualités du dessin original. Mais il est  souhaitable que les éléments fondamentaux de ce dessin ne soient pas remis en question, tels que les lignes de forces et proportions de la composition ou encore l’étage d’attique avec voutains en partie périphérique. En tout état de cause, le curage des pierres est à prévoir, mais aussi le remplacement des fenêtres par des systèmes plus fins.

Valorisation des volumes originaux

Le patio nord, actuellement délaissé, dispose de dimensions magistrales (1750 m² avec les cours anglaises et 1060 m² sans), surface sensiblement égale à celle de la cour du Grand Commun du Château de Versailles. Comme l’a suggéré l’ABF, il a été décidé  de conserver une partie du parement en pierre du patio nord comme témoin de l’histoire.

Dans le même ordre d’idées, un bâtiment relativement récent occupe le patio central d’origine. Il conviendra de le démolir afin de mettre en valeur la clarté néo-classique de la conception d’origine par un aménagement végétal maîtrisé propice à la réflexion.

Restructuration des circulations intérieures et notamment verticales

Les circulations verticales du bâtiment principal des Lettres et Sciences Humaines sont inadaptées à la réglementation incendie. Elles doivent donc être totalement restructurées.  Il est par ailleurs indispensable de limiter le nombre de personnes dans les étages les plus hauts en réservant les étages à des fonctions de bureaux, les salles de cours étant regroupées prioritairement au rez-de-chaussée et aux deux premiers étages. Les locaux en rez-de-jardin seront plus particulièrement affectés à des fonctions logistiques ou d'accompagnement.

Les circulations horizontales souffrent, quant à elles, de leur longueur et participent au caractère involontairement labyrinthique de l’ouvrage. La création d’espaces de convivialité ouvrant ponctuellement la circulation sur la façade, alliée à un traitement adapté de la lumière et des parements devrait toutefois suffire à rendre agréables ces espaces qui ont le défaut de n’être que fonctionnels.

Rénovation intérieure

La totalité du bâtiment avait reçu des sols en terrazzo qu’il serait regrettable de démolir à l’occasion de la rénovation. Les concepteurs ont été invités à s’inspirer dans leurs préconisations d’un tel système constructif, à la fois souple dans sa mise en œuvre et pérenne. Pour autant, la rénovation des espaces intérieurs ne saurait se limiter à une remise à l’état d’origine. Les concepteurs ont aussi fortement été invités à proposer des ambiances dynamiques sensuelles et colorées, notamment dans les espaces communs, tout en prenant soin de prescrire des systèmes low-tech.

Le cheminement créé en liaison avec le nord du campus doit traverser le hall du bâtiment LSH. Celui-ci doit être réorganisé en conséquence, de manière à assurer une continuité physique et visuelle, et ainsi permettre une plus grande accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

L’ensemble des blocs sanitaires doit être réorganisé, reconfiguré et réaménagé.

La cafétéria des Lettres, appendice construit arpès-coup le long de l’amphithéâtre Guyon sera démolie et un petit restaurant de proximité sera aménagé dans l’aile sud du bâtiment, avec un espace réservé aux personnels, le long de la Place des Lettres. La terrasse extérieure des étudiants sera située sur la place et la terrasse extérieure des personnels sera située dans le patio sud.

Enfin, le bâtiment doit rester en activité tout au long des travaux. Seule une portion des espaces pourra être libérée de manière à organiser les opérations tiroirs.

Il est prévu que les personnes travaillant sur site dans les services administratifs et en lien avec les enseignements déménagent le moins possible, si possible que deux fois.